Tout est dit dans le titre !
Voici les aventures fantasques de deux jumeaux affublés de parents explorateurs, célèbres, et passionnés.
Alors que Celia et Oliver n’aspirent qu’à une chose, rester tranquillement devant la télévision, à se goinfrer de séries, de téléréalité et d’émissions en tout genre, leurs parents essaient d’allumer dans leurs yeux l’étincelle de l’aventure... en vain.
Les enfants restent désespérément vissés à leur canapé et accrochés à leur télécommande. Ces animaux qui ont les crocs saison 3, Le défi du taco de dix tonnes, L’amour à 30 000 pieds, L’agent zéro, voici leurs émissions préférées et leur quotidien, qu’ils n’échangeraient pour rien au monde. D’ailleurs les grandes vacances arrivent et les jumeaux ont déjà programmé un marathon télévisuel de deux mois.
Mais c’est compter sans leur mère aventurière, disparue en partant à la recherche de la Bibliothèque d’Alexandrie quelques années plus tôt, leur père désespéré, et un vrai méchant, Sir Edmund, spécialiste des créatures fantastiques, prêt à tout pour mettre la main sur les tablettes du savoir que renferme la fameuse bibliothèque. Les jumeaux vont devoir lever leurs petites fesses du canapé pour partir à la recherche de leur mère et relever des défis insensés... armés d’une télécommande universelle, d’un guide télé, d’un paquet de biscuits apéritifs au fromage, de leur culture télévisuelle et de muscles ramollis à force de ne rien faire.
Un roman d’aventure très drôle ponctué de nombreux rebondissements, avec deux anti-héros insupportables mais attachants malgré tout, et des dialogues savoureux. Saluons aussi la traduction de Valérie Le Plouhinec. Nous attendons avec impatience la sortie du tome 2 en septembre prochain.
A partir de dix ans.
"Hélas ! Celia et Oliver Nombril, il faut bien l’avouer, n’étaient pas comme la plupart des enfants. Ces deux-là n’avaient pas de goût pour les mystères, les secrets, les descriptions de contrées lointaines et de terribles dangers, ni pour l’aventure (...). Non, ce qu’aimaient les jumeaux Nombril, c’était la télévision. Ils aiment la télévision plus que tout au monde. Ils pouvaient la regarder pendant des heures d’affilées, sans la moindre pause. Peu importait le programme, du moment que la lueur rassurante de l’écran scintillait devant leurs yeux. (...) Toute activité susceptible de leur faire rater leur émissions - l’école, les invitations à dîner ou l’obligation d’aller jouer dehors - les faisait déjà soupirer. "