
Antoine Blondin, L’Humeur vagabonde ; Un singe en hiver,La Table Ronde, 35 €
Mathias Énard, L’alcool et la nostalgie, Inculte, 13,90 €
Dimitri Verhulst, La Merditude des choses, Denoël, 18 €
Frederick Exley, Le dernier stade de la soif, Monsieur Toussaint Louverture, 23,50 €

James Frey, L.A. Story, J’ai Lu, 8,90 €
Peter Carey, Parrot et Olivier en Amérique, Christian Bourgois, 23
Guillaume Jan, Le cartographe, Intervalles, 19 €

Ghislaine Herbéra, Monsieur cent têtes, MeMo, 20 €
Anne Bertier, Mercredi, MeMo, 15 €
Mélanie Rutten, Mitsu, un jour parfait, MeMo, 16 €
Janik Coat, Je ne suis pas comme les autres, MeMo, 14 €

Jo Nesbo, Le léopard, Gallimard, 21 €
Antonin Varenne, Fakirs, Points, 7,20 €
Shane Stevens, Au-delà du mal, Pocket, 8,90 €
Barouk Salamé, Le testament syriaque, Rivages noir, 10,50 €

Raymond Queneau, Connaissez-vous Paris ?, Folio, 4,60 €
Jean-Paul Clébert, Paris insolite, Points, 6,80 €
Jacques Yonnet, Rue des Maléfices, Libretto, 10,50 €
Ernest Hemingway, Paris est une fête, Gallimard, 19,50 €

La collection T’étais qui, toi ? (Actes Sud Junior, 7,80 € chacun) :
Sophie Amen & Aurélien Debat, Les transports, Le Vengeur Masqué, 14 €
Géraldine Krasinski & Emmanuel Ristord, Mon livre animé : Paris, Milan Jeunesse, 16 €
Yannis Kiourtsakis nous a fait l’honneur d’une visite : nous en avons profité pour l’interroger, et le filmer.
Le Dicôlon de Yannis Kiourstakis (Verdier) est l’un des plus beaux livres paru récemment. À 46 ans, le narrateur prend conscience d’avoir, toute sa vie, différé l’écriture de son grand sujet : le suicide de son frère à l’âge de 28 ans. Sujet qu’il porte en lui (et sur lui, comme cette figure du dicôlon). Il va donc enfin écrire l’histoire de son frère. Mais pour ce faire, il doit donc écrire son histoire ; pour écrire celle-ci, il doit aussi raconter l’histoire de son père Crétois et sa mère Grecque, et donc l’histoire de la Grèce moderne... Il est vrai que nous ne sommes que par l’Autre. Formidable roman autobiographique, proustien, sensuel, Le Dicôlon interroge aussi les rapports complexes entre patriotisme et universalisme, entre une Grèce archaïque mais coupée de son Antiquité et l’Europe moderne, progressive, à laquelle il manquerait certaines valeurs humaines.