L’Arbre à Lettres République change de nom et de propriétaire.
L’Arbre à Lettres a le plaisir de vous annoncer la naissance d’une nouvelle librairie à République :
A partir du 1er octobre 2012 Sandrine Langélus et Jean Paul Vecchioli vous accueilleront à la librairie L’Acacia.
Nous remercions tous nos clients pour leur fidélité et souhaitons belle et longue vie à L’Acacia.
L’Arbre à Lettres vous invite à une lecture pour les enfants à partir de 3 ans autour du thème des abécédaires.
Elles sont rondes, piquantes, ventrues, pointues, haut-perchées, dodues, tortueuses, fluettes, solitaires, minuscules, liées ou strictes... elles sont dans toutes nos pensées, écrivent toutes les histoires, venez écouter les leurs...
> mercredi 6 juin à 11 h
Un livre d’Histoire. Un document politique. Un roman graphique.
“ Tutti colpevoli, nessuno colpevole. ”
"Si tout le monde est coupable, personne n’est coupable". Ce dicton sicilien montre bien ce qu’a pu être et représenter Cosa Nostra pendant près d’un siècle et demi en Sicile...
Tout commence et s’enracine dans les vergers d’agrumes idylliques des alentours de Palerme dans les années 1860. Comme dans les plus grandes tragédies antiques, sur le terreau des rivalités familiales et territoriales fleurissent des affronts que l’on ne peut oublier et qui deviennent rancoeurs, des ressentiments et des soifs de vengeance, des alliances d’un jour et des trahisons inévitables... C’est ainsi qu’une société secrète s’est répandue dans le silence et dans l’ombre sur toute l’étendue de la Sicile, jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat italien. Cette « communauté », cette « cause commune », eut ses héros comme ses traîtres, et alimenta elle-même ses mythes et sa légende...
Pour en arriver à la fin du XXe siècle, après les "Années de plomb", aux "Années de Sang", quand les luttes intestines sans fin au sein de l’« Organisation » ensanglantèrent tout le pays, et poussèrent une poignée d’hommes issus de l’autorité à enfin agir contre ce système, au péril de leur vie. C’est cette période, et ce combat, que le roman graphique La Pieuvre nous rappelle avec brio...
Les hommes qui écrivirent cette Histoire prennent dans l’ouvrage les formes d’"animaux-marionnettes" tenus d’une main agile par le narrateur, Mimmo Cuticchio, célèbre conteur italien. Par cette mise à distance formelle, conjuguant les plus grandes traditions du théâtre italien avec celles des enquêtes d’investigation, les auteurs de La Pieuvre ( Manfredi Giffone, Fabrizio Longo, et Alessandro Parodi) réussissent à nous faire revivre de façon exhaustive et trépidante quatorze ans de lutte contre la Cosa Nostra, et la Mafia internationale dans son ensemble...
“ Fruit de sept années de travail et de recherche documentaire, ce livre raconte en 370 planches dessinées à l’aquarelle quatorze années de scandales et d’enquêtes judiciaires : l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro, l’affaire Sindona, le scandale de la loge P2, l’opération "Mains propres", jusqu’aux attentats contre les juges Falcone et Borsellino. La Pieuvre est une histoire de victoires et de défaites payées dans le sang. ”
Editions les Arènes, traduit par Hélène Dauniol-Remaud, 27 euros
"L’ASSASSIN SE CACHE DANS LE POSTE"
Le jeudi 12 avril à 18h30, nous accueillons toute l’équipe de rédaction de la revue ALIBI, qui entame sa deuxième saison.
Le dossier principal de ce numéro 6 porte sur les séries télévisées policières, leur renouveau, et leur succès sans précédent. A cette occasion, pour évoquer le passage de l’écrit à l’écran, les contraintes narratives inhérentes à cet exercice et l’importance du scénario dans la qualité de certaines "séries-culte", nous vous invitons à rencontrer Anne Landois, la scénariste de la série Engrenages.
Afin d’élargir la discussion sur la littérature policière et les romans noirs, seront aussi présents Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza, les auteurs de Serum (J’ai Lu).
ALIBI, "vous en aurez tous besoin un jour".
L’Arbre à Lettres et la Revue DADA vous invitent à participer à un atelier : La Ville. Atelier à partir de 8 ans - Inscription obligatoire
> samedi 21 avril de 11 h à 12 h 30
Lectures et Atelier à République avec
Simon Roussin pour "Les aventuriers", et Fischer & Labrune pour "L’éléphouris"
À l’occasion de la parution des deux premiers albums des éditions Magnani, nous vous invitons à une lecture, ouverte à tous, de L’Eléphouris et des Aventuriers par leurs auteurs.
Ces lectures seront suivies d’un atelier destiné aux enfants à partir de 5 ans, et pour lequel l’inscription est obligatoire.
Les auteurs de L’Eléphouris aideront les enfants à créer leurs propres animaux imaginaires, tout en papier, aux formes et couleurs variées.
Inscrivez-vous vite !
Le mercredi 7 mars à 11 h, L’Arbre à Lettres initie un cycle de lecture pour les enfants à partir de 3 ans
Tremblez car ils viendront nombreux et de tous les coins du monde avec des histoires grillées à point.
Au menu : battements d’ailes, lance-flamme, mystères, rires...
Ce texte trouvé par l’illustrateur alors qu’il déambulait dans la rue, nous raconte les premières semaines de mobilisation d’un soldat durant l’été 1914 jusqu’à son rapatriement.
Pour en savoir plus sur Barroux.
VOUS N’OUBLIEREZ JAMAIS GEORGES GASTIN...
Son road-trip azimuté creusera ses sillons dans toutes les parties de votre corps.
Ou comment une petite arnaque devient un voyage mystique... Du Beat au Rock, d’Ouest en Est, de bières en benzédrine, « Sur la route », où chaque mile est un personnage qui vaudrait un ouvrage à lui tout seul, ce fantôme insaisissable ne lâche jamais.
Une quête intérieure en Cadillac, pied au plancher et les oreilles emplies du rock des 60’s. Jim Dodge se fait le témoin d’une époque et le relais d’un tempo qui ne nous quittent pas, dans son style inimitable, passant allègrement du gonzo à Steinbeck, de Kerouac à Tarantino (comme on avait pu déjà s’en délecter dans « Stone Junction », en 10/18, et « L’oiseau Canadèche », Cambourakis).
Le canevas paraît simple : Georges Gastin sillonne les routes pour dépanner gratuitement tous les accidentés, qui se doivent alors d’écouter ses histoires. En voici une, comme piochée au hasard dans sa mémoire : à San Francisco au début des années soixante, entre son métier et quelques arnaques à l’assurance lui servant d’expédients, Georges se sent investi d’une mission : amener la voiture volée d’une fan sur les lieux de la mort accidentelle de son idole, le Big Bopper, décédé lors d’un crash en compagnie de Ritchie Valens et Buddy Holly au coeur du Middle West !
Une hallucination ? Un rêve agité ? Une Rédemption ? Un solo de guitare électrique ? Tout le contre-courant américain se dévoile le long des kilomètres, en lettres et en notes...
En voiture, fantôme ! A lire en musique ! Rock’n’roll !!!
Hélie
L’amour à mort
Premier roman brillant d’Adam Ross où il s’amuse à disséquer le mariage au travers de trois couples. Comment vivre à deux, heureux, toujours ? Ce qui aurait pu n’être qu’un roman classique va prendre des allures hitchcockiennes.
PREMIÈRE PAGE :
La première fois que David Pepin rêva de tuer sa femme, ce n’était pas lui qui la tuait. Il imagina une intervention divine providentielle. Ils pique-niquaient sur la plage lorsqu’un orage approcha. Tandis qu’ils rangeaient pliants, couvertures et alcool, un éclair jaillit. David vit Alice prendre feu et se transformer, comme dans les dessins animés, en un squelette avant de s’écrouler, réduite à un tas de cendres fumant. Il la regarda trottiner sur le sable, seul point culminant dans l’horizon vide. Elle s’arrêta même pour contempler les nuages qui s’amoncelaient dans le ciel. « Une belle tempête », fit-elle. Alors, mû par un orgueil démesuré, il tenta le sort : « Moi, David Pepin, qui suis plus sage et plus savant que Dieu, j’affirme et déclare qu’en cet instant et sur cette plage, Jones Beach, Dieu ne foudroiera pas ma femme. » Dieu s’abstint. Évidemment. Une fois dans leur van, alors que la pluie tombait si fort qu’ils se seraient crus dans une station de lavage, il se glorifia de sa déité auprès d’Alice en lui demandant, pour la forme, si cet énorme pénis, ce pénis si raide (et si exhibé) pouvait être d’une nature autre que divine. Et là, sur la banquette avant, à l’abri des éléments déchaînés, il fit l’amour à sa femme avec colère et passion.
Il rêvait ainsi de plus en plus souvent, sans le vouloir, par intermittence. Les images surgissaient en lui, voilà tout. L’appelait-elle du travail qu’il s’inquiétait aussitôt : « Il ne t’est rien arrivé ? » Et si elle rentrait plus tard que de coutume, il imaginait tout de suite le pire. Il se mit à rêver en suivant son emploi du temps.
Adam Ross, Mr. Peanut, 10/18, 19,90 €