Rencontre "Hors les murs"

posté par Antoine Mouffetard 29 avril 2013

La librairie l’Arbre à lettres Mouffetard et l’association Passerelles vous convient à une conférence -diner en compagnie de Jean-Pierre Martin à l’occasion de la parution de son livre L’autre vie d’Orwell aux éditions Gallimard.

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Nous avons particulièrement aimé ce livre qui nous emmène sur les traces d’Orwell dans les dernières années de sa vie au moment ou, retiré du monde, en exil au fin fond de l’Ecosse dans l’île de Jura, il entame la rédaction de son chef d’oeuvre, 1984.

Cet enthousiasme a été partagé par l’association Passerelles qui a convié l’auteur à l’une de ses rencontres, le vendredi 17 mai à partir de 20h00. Les rencontres ont lieu chez un particulier dans un chaleureux appartement avec une vue imprenable sur tout Paris.

L’association Passerelles dont vous pourrez découvrir le programme sur son site, propose des rencontres-conférences avec des écrivains, chercheurs, spécialistes dans leurs domaines de compétences dans des domaines aussi divers que le cinéma, les arts, la philosophie ou la spiritualité et ...la littérature. Ces rencontres, placées sous le signe du partage, cherchent à regrouper des gens de tous âges, mais désireux d’apprendre dans une ambiance amicale et décontractée. Les soirées se terminent d’ailleurs autour d’une table et d’un repas.

Nous nous associons à cette rencontre en particulier, désireux de faire découvrir ce travail généreux et constructif. Nous vous invitons à vous rendre sur le site de l’association pour y découvrir plus de détails et vous y inscrire.

Association Passerelles : du partage de la culture à la culture du partage

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Un livre, une rose : fête des libraires indépendants

posté par Ludovic Mouffetard 26 avril 2013

Le samedi 27 avril, les libraires fêtent le livre et vous offrent une rose si vous offrez vous-même un livre. Cette tradition venue de Catalogne s’installe en France puisqu’elle fête cette année ses 15 ans. L’Arbre à lettres y participe naturellement !

Pour participer à cette fête, l’Arbre à Lettres de la rue Mouffetard a invité Xavier Gorce, l’auteur talentueux des Indégivrables, ces petits manchots, qui, tous les jours, nous offrent en page 2 du journal Le Monde leur vision décalée et originale sur les affaires de la planète. Pas un sujet sur lequel ils n’aient leur mot à dire !

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A l’occasion de cette journée, nous vous offrirons une plaquette magnifique réalisée par l’association Verbes en collaboration avec les éditions du Regard qui présente le travail des libraires au quotidien : de somptueuses photos de Mathilde Salve et Alexandre Lazar.

Venez tôt, il n’y en aura pas pour tout le monde !

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Xavier Gorce sera à la librairie à partir de 17h !

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Rencontre avec Manu Larcenet et Daniel Pennac le 18 avril 2013

posté par Antoine Mouffetard 20 avril 2013

Rencontre au sommet entre deux auteurs majeurs, de la bande dessinée pour l’un, du roman pour l’autre : Manu Larcenet et Daniel Pennac étaient au rendez-vous le 18 avril à l’Arbre à Lettres Mouffetard pour y dédicacer leur somptueux album "Journal d’un corps" paru aux éditions Gallimard

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Larcenet au boulot

Ils ont la dédicace généreuse, concentrée, exubérante, musicale, tonitruante, amicale, attentive, blagueuse, animée, conciliabulante, et conviviale !

Loin de l’ambiance morose qui accompagne parfois les obligations de "communication éditoriale", Mrs. Pennac et Larcenet nous ont proposé un véritable moment d’échange et de partage !

Une rencontre pleine de vie qui aura su satisfaire lecteurs, auteurs, éditeurs et libraires !

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Comme à l’école

L’un est un habitué de la librairie, ses cheveux gris en bataille, son regard rêveur.

L’autre est plein d’entrain, sa petite barbe au vent, son ton chaleureux et contagieux.

L’un et l’autre, à la manière des duos qui fonctionnent, entretiennent une véritable complicité, de celle qui fait de leur présence face au lecteur, non une posture inaccessible mais, au contraire, une proximité que d’aucuns pourraient juger naturelle.

Une amitié si forte qu’elle aura pris, au vu de leur dernière dédicace, une tournure cannibale !

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l’un dans l’autre

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Le Printemps des Poètes le jour du printemps avec Shoshana Rappaport

posté par Annabelle Mouffetard 12 mars 2013

Rencontre-lecture le mercredi 20 mars à 19h00 présentée par Jean-Michel Delacomptée à l’occasion de la parution de Milonga aux éditions du Bruit du Temps

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Dire son nom de Francisco Goldman : un livre lumineux, contre l’oubli

posté par Isabelle Mouffetard 9 octobre 2012

Qiéreme mucho, mi amor, « Aime-moi beaucoup, mon amour », tels sont les derniers mots d’Aura, murmurés à son mari. Ce livre magnifique est la preuve, s’il en était besoin, qu’elle a été entendue.

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Francisco Goldman ed. Bourgois

« Aura est morte le 25 juillet 2007 » Ainsi commence le livre de Francisco Goldman. Ils avaient vingt-deux ans de différence et celle qui ne voulait pas devenir « une veuve esseulée » meurt avant lui, l’homme qui, quand elle lui a souri la première fois, ne pouvait croire à sa chance.

Après l’accident, viennent le chagrin, la culpabilité, la confusion, la panique. Dire son nom est peut-être une tentative d’arrêter un terrible processus d’autodestruction, un moyen d’affronter la vie sans elle. Car Francisco a plus que tout peur de l’oubli, peur de la perdre. Ce qu’il veut, c’est la garder en lui, pleine de vie. Alors il commence à écrire, entrelaçant dans le désordre d’une mémoire bouleversée l’enfance d’Aura, leur vie commune, et les jours d’errance dans un monde où elle n’est plus là.

Aura marchait en sautillant dans la rue « comme une joueuse de marelle aux pieds ailés » ; après quelques verres d’alcool, Aura déclamait de la poésie, presque toujours les mêmes deux poèmes, « comme un juke-box qu’on a programmé pour jouer toujours les mêmes deux chansons » ; « Aura parlait l’anglais […] comme un écureuil enroué de dessin animé avec l’accent de Brooklyn » Aura lisait, écrivait et fumait sur le palier de l’escalier de secours, où elle cultivait des plantes en pot, « son jardin ».

Ce livre sur la perte pourrait être désespérant. Il est lumineux. La vie si brève d’Aura rayonne au fil des pages, la profondeur des ses relations familiales compliquées, les journaux intimes, les nouvelles inachevées d’une jeune femme dont le rêve était de devenir écrivain.

Aura, son rire, sa voix, sa spontanéité, sa drôlerie, sa fragilité, revit avec une telle intensité que nous avons le sentiment d’avoir nous aussi perdu quelqu’un d’exceptionnel, une amie, un être qui nous manque et que nous n’oublierons jamais.

Qiéreme mucho, mi amor, « Aime-moi beaucoup, mon amour », tels sont les derniers mots d’Aura, murmurés à son mari. Ce livre magnifique est la preuve, s’il en était besoin, qu’elle a été entendue.

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De drôles d’aventuriers !

posté par Marion F. Mouffetard 18 avril 2012

Vous désesperez car vos enfants regardent trop la télé ? Vous voulez les faire lire ? Alors jetez-vous sur le tome 1 des Aventuriers malgré eux, un yack, deux yétis, trois explorateurs de C. Alexander London aux éditions Des Grandes Personnes.

Tout est dit dans le titre !

Voici les aventures fantasques de deux jumeaux affublés de parents explorateurs, célèbres, et passionnés.

Alors que Celia et Oliver n’aspirent qu’à une chose, rester tranquillement devant la télévision, à se goinfrer de séries, de téléréalité et d’émissions en tout genre, leurs parents essaient d’allumer dans leurs yeux l’étincelle de l’aventure... en vain.

Les enfants restent désespérément vissés à leur canapé et accrochés à leur télécommande. Ces animaux qui ont les crocs saison 3, Le défi du taco de dix tonnes, L’amour à 30 000 pieds, L’agent zéro, voici leurs émissions préférées et leur quotidien, qu’ils n’échangeraient pour rien au monde. D’ailleurs les grandes vacances arrivent et les jumeaux ont déjà programmé un marathon télévisuel de deux mois.

Mais c’est compter sans leur mère aventurière, disparue en partant à la recherche de la Bibliothèque d’Alexandrie quelques années plus tôt, leur père désespéré, et un vrai méchant, Sir Edmund, spécialiste des créatures fantastiques, prêt à tout pour mettre la main sur les tablettes du savoir que renferme la fameuse bibliothèque. Les jumeaux vont devoir lever leurs petites fesses du canapé pour partir à la recherche de leur mère et relever des défis insensés... armés d’une télécommande universelle, d’un guide télé, d’un paquet de biscuits apéritifs au fromage, de leur culture télévisuelle et de muscles ramollis à force de ne rien faire.

Un roman d’aventure très drôle ponctué de nombreux rebondissements, avec deux anti-héros insupportables mais attachants malgré tout, et des dialogues savoureux. Saluons aussi la traduction de Valérie Le Plouhinec. Nous attendons avec impatience la sortie du tome 2 en septembre prochain.

A partir de dix ans.

"Hélas ! Celia et Oliver Nombril, il faut bien l’avouer, n’étaient pas comme la plupart des enfants. Ces deux-là n’avaient pas de goût pour les mystères, les secrets, les descriptions de contrées lointaines et de terribles dangers, ni pour l’aventure (...). Non, ce qu’aimaient les jumeaux Nombril, c’était la télévision. Ils aiment la télévision plus que tout au monde. Ils pouvaient la regarder pendant des heures d’affilées, sans la moindre pause. Peu importait le programme, du moment que la lueur rassurante de l’écran scintillait devant leurs yeux. (...) Toute activité susceptible de leur faire rater leur émissions - l’école, les invitations à dîner ou l’obligation d’aller jouer dehors - les faisait déjà soupirer. "

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Jeunesse, sélection de printemps

posté par Marion F. Mouffetard 3 avril 2012
JEUNESSE

Parmi toutes les nouveautés qui sont arrivées sur nos tables dernièrement, après des heures de lecture intense, voici une petite sélection pour les enfants, des petits aux plus grands.

En format album : La maison en petits cubes

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Immense coup de coeur unanime pour ce magnifique livre, adapté d’un court-métrage réalisé par le japonais Kunio Katô et écrit par le scénariste Kenya Hirata, sorti en 2008, mondialement primé et reconnu (il a notamment reçu l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation).

Le niveau de la mer ne cesse de monter, recouvrant peu à peu les surfaces habitables et les maisons. Pour échapper à ce fléau, les habitants construisent de nouvelles maisons sur les anciennes ou les quittent peu à peu. Reste un irréductible monsieur. Alors que le niveau de la mer décide de s’élever encore un peu, le vieux monsieur décide de construire une ultime maison. Lors des travaux, ses outils tombent dans l’eau. Enfilant combinaison, masque et bouteille d’oxygène, il décide d’aller les récupérer. Cette quête va le plonger de manière totalement inattendue dans son passé, et, de maison en maison, faire ressurgir des images des temps anciens : quand le village était encore plein d’animations, sa vie de famille, les naissances de ses enfants, la rencontre avec sa femme... C’est une belle histoire sur le temps qui passe, un hymne à la vie, porté par des illustrations à l’aquarelle et aux couleurs tendres. Je vous encourage également vivement à voir le court-métrage, dessin animé sans parole, rythmé par le bruit de l’eau. (À partir de 5 ans).

Je commence à lire : La princesse aux petits doigts

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À L’Arbre à Lettres, nous avions déjà adoré et sélectionné le précédent petit roman de Colas Gutman, L’enfant, pour la Gazette de Noël 2011. Après les questions existentielles autour de l’utilité d’un enfant, Colas Gutman s’attaque à la beauté, grâce à une héroïne pas comme les autres : une princesse, certes, mais une princesse aux petits doigts, comme le dit le titre, des doigts très petits et surtout très boudinés (la princesse les surnomme elle-même ses "saucisses"). Si petits et si boudinés, qu’elle est obligée de les cacher sous des moufles.Persuadée qu’elle ne trouvera jamais de prince charmant à cause d’eux, elle décide de partir à la recherche de nouveaux doigts, longs, éffilés... Mais cette quête ne sera pas sans danger et sans épreuve... au risque de perdre l’essentiel. Un petit roman très drôle sur la beauté et l’intelligence. (À partir de 7 ans)

Je lis seul : Enquête au collège, Sa majesté P.P.Ier

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Vos enfants ont besoin d’aventures ? Si oui, sautez sur ce roman à partir de 9 ans ! Pour ceux qui ne connaissent pas P.P Cul-Vert, voici son portrait en quelques mots : très intelligent (il le sait et s’en vante constamment), fayot (toujours au premier rang), très imbu de sa personne, gourmand (il mange en permanence) et, donc, rondouillard. Le jour du conseil de classe, jour qu’il ne manquerait pour rien au monde, P.P est absent. Intrigués par sa disparition, ses camarades Rémi et Mathilde partent à sa recherche. Mystères, aventures, crachin breton et humour sont au rendez-vous dans ce dernier volet (qu’on peut tout à fait lire sans avoir lu les précédents), grâce à un P.P. Cul-Vert insupportable à souhait et au sommet de sa forme.

Hors catégorie : Black Out

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Après le splendide Hugo Cabret, qui a inspiré le film de Martin Scorsese, voici le nouveau roman de Brian Selznick. Bâti sur le même principe, (dont on ne se lasse pas), mêlant textes et dessins, l’auteur nous raconte les destins extraordinaires de deux enfants qui vont se rencontrer dans le temps. 1927, une petite fille, Rose, cloitrée dans sa chambre, rêve d’en sortir pour découvrir le monde. 1977, un jeune garçon, Ben, après la mort de sa mère, décide de partir à la recherche de son père dans les rues de New-York. Un livre qui est gros, certes, mais qui se lit avec avidité grâce au travail de l’auteur qui s’inspire des cadrages du cinéma pour les planches dessinées, et surtout un livre riche et foisonnant... un chef-d’oeuvre. (À partir de 10 ans)

Pour les plus grands : La nuit de la 25e heure

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Et pour frissonner un peu...

Après la séparation de ses parents, Dan, adolescent mal dans sa peau, part en vacances avec son père déprimé, dans un complexe de loisirs à contrecoeur. Ballades en vélo, natation, volley-ball... voilà ce qui l’attend... tout ce qu’il déteste. Mais sa rencontre avec Lexi, jeune fille mystérieuse, va donner une autre tournure à ces vacances. Si elle lui redonne confiance en lui, d’étranges blessures apparaissent sur leurs corps au fur et à mesure qu’ils se côtoient... Voici un bon thriller surnaturel, à l’horreur grandissante, au rythme haletant et à l’intrigue bien menée.

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Manifeste pour la Justice

posté par Mouffetard 9 mars 2012
LA JUSTICE

Pierre Joxe, Jean-Pierre Mignard et Christine Lazerges à Mouffetard pour Manifeste pour la Justice (éditions du Cherche midi), le mardi 10 avril à 19 h

Tous trois membres du club Droits, Justice et Sécurités, ces spécialistes du droit effectuent un constat alarmant sur l’état de la Justice en France. Ils proposent dans ce livre des idées concrètes et novatrices pour construire dans notre pays une justice plus accessible, qui protège les plus faibles et n’épargne pas les puissants : une participation constructive à un débat crucial pour l’avenir des libertés en France.

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Ces auteurs qu’on aimerait faire découvrir

posté par Antoine Mouffetard 14 février 2012
belinda

Belinda Cannone est un auteur important, que nous suivons depuis longtemps. Elle sait réserver des surprises à ses lecteurs à chacun de ses livres et nous aimons beaucoup sa pensée bondissante, stimulante pour le lecteur. Nous aimerions bien la faire découvrir à un cercle de lecteurs plus large.

Nous avions convié nos clients en septembre dernier à rencontrer Belinda Cannone à l’occasion de la parution d’un essai sautillant, élégant, stimulant comme tous ses précédents livres, et qui nous avait enchantés : Le Baiser, peut-être. Elle nous avait alors parlé de ce grave incident qui lui était arrivé et sur lequel elle était en train d’écrire un livre, le vol dans sa « maison des champs » de deux malles contenant tous ses journaux et carnets intimes, qu’elle conservait depuis son adolescence. Un incident pour tout individu qui cherche à transcrire sur papier blanc ses réflexions, citations ou pensées inspirées par le quotidien, drame pour un écrivain pour lequel ces cahiers constituent le socle de l’œuvre, sa matrice. Ce drame intime est au centre de son dernier livre La Chair du temps, dans lequel elle nous fait partager ses réflexions sur ce qui nous constitue, cette lente accumulation de pensées qui forme notre mémoire : « Ce que je fais aussi, peut-être, en écrivant ces pages : comprendre comment le temps nous traverse. Comprendre en quoi nous sommes faits de la chair du temps, c’est-à-dire de mémoire. » Ce livre émouvant raconte le deuil d’un écrivain : comment réapprendre à vivre quand une partie de soi-même nous semble à jamais disparue. Nul apitoiement dans cette réflexion qui glisse petit à petit d’un désarroi prégnant à la conviction que la littérature et la fiction sont aussi, pour l’écrivain, la plus belle chance de retrouver le goût d’exister.

On y retrouve cet esprit agile à démonter tous les poncifs de la pensée, à penser autrement, cette habileté à nous faire partager une souffrance qui peut sembler bien personnelle à qui n’a jamais ouvert un cahier pour y écrire ce qui lui passait par l’esprit. « J’ai toujours estimé ce basculement très bénéfique : je ne pouvais rien sur mon physique, presque tout sur mon esprit. Je crois qu’ici s’enracine ma conviction que la réinvention permanente de soi est la condition d’une existence valable. Plus tard, j’ai appris que c’est aussi celle de la liberté. » Livre après livre, Belinda Cannone construit une œuvre singulière et extrêmement stimulante pour qui accepte de se laisser bousculer dans ses habitudes de penser. Un seul conseil, donc : lisez Belinda Cannone, tout Belinda Cannone !

A lire aussi :

La chair du temps

Le sentiment d’imposture

La bêtise s’améliore

La tention de Pénélope

A voir aussi un commentaire lumineux sur son dernier livre sur le site ardemment

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Littératures indiennes à Mouffetard

posté par Mouffetard 13 février 2012
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L'Arbre à Lettres 4 librairies à Paris

République

Arbre à lettre
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Paris 75003
01 48 04 76 52
M°: République
ou Filles du Calvaire
 

Mouffetard

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2, rue Édouard Quenu
Paris 75005
01 43 31 74 08
M° : Censier-Daubenton
 

Bastille

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62, rue du Fbg Saint Antoine
Paris 75012
01 53 33 83 23
M° : Ledru-Rollin ou Bastille
 

Denfert

Arbre à lettre
14 rue Boulard
Paris 75014
01 43 22 32 42
M° RER : Denfert-Rochereau