Plus de quatre ans après sa première rencontre pour Waltenberg, Hédi Kaddour est revenu à Denfert pour présenter deux nouveaux livres : un roman et son journal de l’année 2008.
Une bonne trentaine de personne est venue, hier soir, rencontrer Hédi Kaddour. L’auteur a lu des extraits de son roman, Savoir-vivre, et de son journal, Les pierres qui montent. Notes et croquis de l’année 2008.
Le roman part d’un fait divers qui s’est produit en Angleterre, fin des années vingt, et que Kaddour situe en 1930, afin d’y intégrer un arrière-fonds politique précis. Il nous a expliqué avoir d’abord voulu en publier le récit dans Waltenberg, mais que, faute de place, il a dû y renoncer. Puis il a songé à le publier en feuilleton, étalé dans son Journal ; mais après lecture devant un parterre de proches "lucides et amicaux" - et, en la circonstance plus "lucides qu’amicaux", nous a-t-il confié -, il a constaté que quelque chose ne fonctionnait pas. Le Journal et le feuilleton se vampiraisaient l’un l’autre, atténuant leurs forces réciproques. Hédi Kaddour a alors décidé de les séparer, de faire de ce fait divers un roman à part entière, en intégrant deux personnages de Waltenberg, Max, le journaliste français et Léna, la cantatrice américaine. La réussite est saisissante : à vous de l’éprouver !
Puis d’autres extraits en lecture, roman et journal en contrepoint : mille petits romans en puissance... Le public, captivé, a apprécié. Ceux qui ont raté ce beau moment peuvent venir lire avec leurs yeux...