Octobre Rouge Soutine

posté par Martine 10 octobre 2012
soutine

A L’Arbre à Lettres les libraires sont incroyables, non contents de lire , certains dormant peu trouvent aussi le temps d’écrire. Ainsi vient de paraître, dans une collection au titre prédestiné,"la petite vermillon", un livre d’Olivier Renault, libraire de L’Arbre à Lettres de la rue Boulard, que nous sommes fiers de vous recommander : ROUGE SOUTINE.

Du rouge sang de la boucherie de Smilovitchi aux fleurs rouges du cimetière Montparnasse, nous découvrons la vie et l’œuvre de ce peintre aux légendes pleines de mystères ; au-delà des clichés et des contradictions , une rencontre inoubliable avec Chaïm Soutine , indispensable avant ou après la visite de l’exposition au Musée de l’Orangerie...

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Vincent Delerm à Bastille vendredi 4 novembre à 18h30

posté par L’Arbre à Lettres Bastille 2 novembre 2011
Probablement



"Foire Saint-Romain. Quais de la Seine à Rouen. Une après-midi de novembre. Certains stands déjà ouverts, d’autres pas encore. Allées désertes. C’est le moment pour repenser à toutes les foires Saint-Romain traversées, au fil des ans. Le moment pour imaginer ce qu’est la vie de ces hommes et femmes, perpétuellement, obligatoirement, entourés de ce décor de fête triste. Un bon endroit pour se dire « probablement ». Comme un prétexte pour quelqu’un qui aime autant imaginer la vie des autres, la deviner, que la « savoir ». Pour quelqu’un qui préfère le probable au certain." Vincent Delerm

Vincent Delerm dédicacera également son premier livre-disque pour la jeunesse, Léonard a une sensibilité de gauche, publié chez Actes Sud Junior.

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Illuminations de l’Apocalypse

posté par Olivier Denfert 8 décembre 2010

Cette année, Diane de Selliers nous propose une nouvelle merveille : L’Apocaplypse de saint Jean illustrée par les extraordinaires tapisseries d’Angers.

On n’arrête pas le fantasme des princes. Au quatorzième siècle, Louis d’Anjou décide de faire tisser la plus grande tapisserie jamais réalisée. Il fait appel au peintre Hennequin de Bruges, qui n’est autre que le peintre attitré de son frère, le roi Charles V, pour en réaliser les cartons. Quelques années de travail à peine, pour créer cette merveille. Imaginez : une tapisserie de quatre-vingt-quatre tableaux répartis en six ensembles, faisant six mètres de hauteur et cent trente de long, pour cent soixante-quinze mètres de surface. Une sorte de chapelle Sixtine avant l’heure, verticale, immense. Trop grande, peut-être : « On a donc fabriqué un chef-d’œuvre impossible à déployer dans son ensemble. » Malgré les panneaux manquants, c’est pourtant doublement possible : au Château d’Angers dans la vaste salle spécialement construite pour recevoir ce chef-d’œuvre, et dans ce merveilleux livre ou vous pourrez admirer les vues d’ensemble, les gros plans et les moindres détails, et suivre le texte de l’Apocalypse en regard, éclairé par les commentaires et analyses de Paule Amblard. Car ce texte mythique, effroyable par ses révélations (vous savez que le terme "apocalypse", en grec, signifie "révélation", "dévoilement", "mise à nu"), ce livre prophétique, hyper-symbolique, sur-codé, « contient autant de mystères que de paroles ». Ce qui, avouons-le, est extrêmement rare.

La réussite du livre est totale. Malgré l’effroi des prophéties, grâce à l’espoir révélé, par l’histoire incroyable de la tapisserie l’illustrant (utilisant une technique unique au monde rendant lisible l’envers comme l’endroit), cette sorte « Chapelle Sixtine » avant l’heure, mais aussi la fabrication impeccable de livre : tout contribue à en faire une petite merveille à offrir, à s’offrir.

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Michel Onfray à la Galerie Sponte

posté par Olivier Denfert 26 octobre 2010

La galerie Sponte organise une exposition autour du Ventre des philosophes de Michel Onfray. Une série d’événements est prévue, dont une séance de dédicace avec Michel Onfray, le vendredi 5 novembre à partir de 17h, à la galerie (183 ave du Maine), en collaboration avec L’Arbre à Lettres.

Vous trouverez tous les détails ci-dessus ou sur www.sponte.fr

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Michel Pastoureau colore notre présent

posté par Olivier Denfert 16 octobre 2010

Vous vous souvenez sûrement de la stimulante prestation de Michel Pastoureau, il y a deux ans, sur la couleur noire. Il revient à Denfert pour nous faire partager les couleurs de ses souvenirs et décoder notre présent.

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Lectrices et lecteurs en ville, une exposition de photographie à l’Arbre à lettres Mouffetard.

posté par Antoine Mouffetard 24 septembre 2010

Jean-François Dars est un grand lecteur et un amoureux des livres : c’est aussi un flâneur qui ne se promène jamais sans son appareil photo (c’est un peu son métier...). Aussi nous revient-il avec une collection de lectrices ou de lecteurs qu’il a photographiés aux quatre coins du monde, que nous vous proposons de découvrir à la librairie jusqu’au 17 octobre.

Le plus souvent très absorbés par leur lecture, semblant s’abstraire du monde qui les entoure, ou bien utilisant juste leurs livres comme protection contre un soleil trop éblouissant, les personnages que Jean-François Dars nous dévoile sur ces photographies nous prouvent combien le livre est un compagnon précieux dans nos vies. Nous vous proposons aussi quelques passages d’ouvrages que nous avons aimés et qui célèbrent cette présence rassurante des livres à nos côtés, ainsi qu’une petite liste de textes sur la lecture, indispensables à tous ceux qui réfléchissent toujours, avant de quitter leur domicile, au livre qui conviendra le mieux à leur promenade.

Penser/Classer. Georges Perec. Editions Galilée.

Transports (page 123)

On lit beaucoup en allant ou en revenant de son travail. On pourrait classer les lectures selon le mode de transport : la voiture et le car ne valent rien (lire donne mal à la tête) ; l’autobus est mieux adapté mais les lecteurs y sont plus rares que ce qu’on aurait pu penser, sans doute à cause du spectacle de la rue. Le lieu où l’on lit, c’est le métro. Cela pourrait presque être une définition. Je m’étonne de ce que le ministre de la Culture, ou le secrétaire d’Etat chargé des Universités ne se soient pas encore écriés : « Cessez, Messieurs de réclamer de l’argent pour les bibliothèques, , la vraie bibliothèque du peule, c’est le métro »(tonnerre d’applaudissements sur les bancs de la majorité). Du point de vue de la lecture, le métro offre deux avantages : le premier est qu’un trajet en métro dure un temps presque parfaitement déterminé (environ une minute et demie par station) cela permet de minuter ses lectures : deux pages, cinq pages, un chapitre entier, selon la longueur du trajet. Le second avantage est la récurrence biquotidienne et penta-hebdomadaire des trajets : le livre commencé le lundi matin sera terminé le vendredi soir…

Eloge de la poésie et des livres. Editions Moundarren

Passant par la station de la Roue à aubes

Dans le palanquin lisant un livre, en pleine journée je m’endors

Dans le rêve, des vagues effrayantes secouent ma barque de pêcheur

Quand je me réveille le vent souffle sur le livre en tous sens

Je n’arrive plus à retrouver le chapitre d’avant et le chapitre d’après

Jon Kalman Stéfansson. Entre Ciel et terre. Editions Gallimard. (page 38)

S’en vient le soir

Qui pose sa capuche

Emplie d’ombre

Sur toute chose,

Tombe le silence.

lit Bardur dans le Paradis perdu, il incline le livre afin que la lampe y projette sa clarté, une lumière qui parvient à illuminer un vers bien tourné atteint probablement son but. Ses lèvres s’animent, il lit maintes fois le passage et, à chaque fois, l’univers qu’il abrite en son for intérieur s’élargit et gagne en épaisseur.

Pierre Péju. La petite Chartreuse. Collection folio. Editions Gallimard. (Page 68)

C’est surtout à ce papier qu’on en voulait, et à l’encre. L’encre des stylos come l’encre d’imprimerie : une vieillerie salissante. Mais on en voulait aussi à ces petits réservoirs de pensées, de visions, de paroles qui se déploient, de page en page, tout en demeurant extraordinairement compacts, bien fermés sur eux-mêmes, prêts à être cachés dans une poche, emportés en voyage et ouverts n’importe où, n’importe quand. Parcourus. Dévorés. Feuilletés. Sans électricité. Sans écrans. « Devine où je suis en train de lire les Stances d’Agrippa d’Aubigné ou le Traité de la réforme de l’entendement ! ». Dans un train. Le creux d’un rocher au bord de la mer. Dans mon lit. Dans une foule. Dans des chiottes. Un bain moussant. A la lumière d’une lampe frontale au pied d’une dune, en plein le vent.

Des livres sur les livres et la lecture :

Bouquiner. Annie François. Points Seuil.

Histoire de la lecture. Alberto Manguel. Collection Babel.

Sur la lecture. Marcel Proust. Actes sud.

Pudeur de la lecture. Yves Ravey. Les Solitaires intempestifs.

Lire aux cabinets. Henry Miller. Editions Allia.

Jean-François Dars est ingénieur de recherche au CNRS ; il a réalisé de nombreux documentaires scientifiques. Il vient de publier avec Anne Papillault et Annick Lesne un splendide livre sur le monde des physiciens : Le plus grand des hasards ; surprises quantiques aux éditions Belin.

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Promenons-nous au Louvre

posté par Olivier Denfert 28 avril 2010

Vous croyez connaître le Louvre ? Certes, vous savez qu’il s’agit de l’un des plus anciens palais de Paris, l’un des plus grands musées du monde et l’un des plus visités aussi (8 500 000 en 2009). Mais connaissez vous bien son histoire ? Ses collections ? L’ouvrage que publie Jean Galard dans la collection "Bouquins" est une fabuleuse somme, érudite sans pédantisme, vivante et éclairante. Un vrai guide du promeneur - et amateur - amoureux. En attendant de rencontrer l’auteur à Denfert (le mercredi 19 mai à 19h), venez feuilleter ce fabuleux sésame de papier.

Entre autres événements mémorables de cette très belle année 1964, celui d’un record inattendu. Dans un film de Godard (Bande à part) trois personnages français battent un record important : celui de la visite la plus rapide du Louvre, détenu jusqu’à lors par un Américain de San Francisco, Jimmy Johnson, en 9 minutes 45 secondes. Le record tombait de deux secondes ! Aucun Américain, Jamaïcain ou Ethiopien n’a depuis osé s’y frotter.

Un autre Français, toutefois, a répliqué au Franco-Suisse, mais par un excès inverse : au minimalisme de la contraction du temps, il a préféré au contraire sa totale expansion. Jean Galard nous convie donc, dans ces Promenades au Louvre, aux antipodes du sport, à des longues, douces, troublantes, méditatives jouissives promenades au Louvre, en pas moins de 1133 pages. Le temps de lecture par page pour chaque individu étant aléatoire, je vous laisse calculer le temps qu’il vous faudra, rêveries incluses, pour faire une promenade complète, infiniment riche, de ce splendide musée.

Sept cents œuvres choisies dans tous les départements et cinq cents auteurs pour vous accompagner dans leur appréhension, compréhension, appréciation. Des écrivains, des critiques, des historiens, des poètes, des artistes... Diderot, Baudelaire, Bonnefoy, Claudel, Ruskin, Rodin, Cézanne, Artaud, Arasse, Panofsky, Bonnefoy, Quignard, Sollers, Jaubert : ces artistes de la sensation dite sont vos guides personnels, corvéables à merci, disponibles selon votre désir, à la simple demande de vos yeux et de votre curiosité.

Déjà indispensable.

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Charlotte Perriand, hommage à une grande dame !

posté par Annabelle Mouffetard 26 octobre 2009
Charlotte Perriand

Il y a dix ans, le 27 octobre 1999, disparaissait l’architecte et créatrice de meubles Charlotte Perriand. Grâce à son immense talent, cette artiste organisait les espaces pour en faire des lieux de rêves. Retour sur un parcours admirable

Tout a commencé, pour la petite histoire, en 1913 à Paris. Charlotte, alors adolescente, séjourne à l’hôpital suite à une opération et tombe sous le charme dépouillé de sa chambre ! De retour chez elle, l’adolescente se débarrasse de ses bibelots et de ses meubles « dévoreurs d’espace ». Une artiste anticonformiste est née. A 18 ans, Charlotte Perriand devient boursière aux Arts-Déco, mais c’est hors des sentiers de l’école qu’elle puise son inspiration. Très vite la jeune créatrice va intégrer, ce qui fera sa marque, l’importance entre l’intérieur et l’extérieur en architecture. L’espace doit être pensé comme un lieu de songe, de liberté, spacieux, pratique, épuré et beau. Elle travaille avec Le Corbusier dans son atelier du 35 rue de Sèvres. Parmi ses créations les plus importantes, il y a la fameuse chaise longue en tube inspirée de ses randonnées en montagne. En février 1940, elle quitte Paris pour le Japon, où elle devient conseillère dessinatrice Arts-Déco auprès du ministère du Commerce. Perriand s’épanouit et ne cessera de concevoir des intérieurs très variés, mais toujours en accord avec la nature. Des matériaux comme la paille, le bois ou encore le papier de riz seront la base de son travail. Plus tard, elle collabore avec Jean Prouvé, l’inventeur de la tôle pliée. Elle ne cessera de travailler aux côtés des plus grands artistes. A la veille de sa mort (96 ans), elle s’extasie devant la révolution informatique et lors d’une interview au magazine Elle, elle déclare « le XXIème siècle sera passionnant ! ». C’est chouette !!!

A lire et à voir :

Charlotte Perriand, Une vie de création. Editions Odile Jacob.

Charlotte Perriand, Catalogue de l’exposition du Centre Pompidou en 2006.

Charlotte Perriand et le Japon, Jacques Barsac. Editions Norma.

et puis son livre de chevet : Le livre du thé, Kakuzo Okakura. Editions Rivages

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Pastoureau éclaire le Noir

posté par Olivier Denfert 3 décembre 2008

Michel Pastoureau sera des nôtres à Denfert le dimanche 14 décembre à partir de 16h. A partir de son ouvrage Le noir. Histoire d’une couleur (Seuil). Pour vous donner un avant-goût, vous pouvez lire un entretien réalisé pour Page des libraires. L’ensemble n’ayant pas pu tenir dans l’espace dévolu, vous pouvez lire ici quelques coupes...

(...) En latin, nous avons eu deux mots pour désigner le noir, mais pas en français... Oui, le vocabulaire s’est déjà réduit en latin médiéval, où niger, le beau noir, a pris le pas sur ater, le mauvais noir ; il est encore en usage dans le latin du Moyen Age, mais plus rare ; il n’a pas laissé tellement de traces en français, d’ailleurs, « atroce »…

Atterrer ?

Atterrer, pas sûr… Mais niger s’impose et donc « noir » en français. Il y a d’autres mot mais plus rares, en ancien français… Maure est tout à fait courant, mais pas autant que noir, tandis que, vraiment, les deux mots, en latin classique et dans les langues germaniques étaient aussi fréquents l’un que l’autre. Mais le niger latin était positif, alors que le negro portugais était négatif… Oui, c’est curieux, cette inversion de lexique… qui correspond à la fois à des faits de société et de sensibilité, et à des faits propres à l’histoire du vocabulaire et de la philologie. (...)

Dans la fable du Corbeau et du renard, ce sont deux animaux négatifs, le roux et le noir, avec le blanc au milieu.

Il faut le blanc au milieu. Il est fascinant de voir que dans les contes, les fables et certaines légendes, le système des couleurs fonctionne par trois. Il y a des couleurs qui comptent beaucoup plus que d’autres : blanc, rouge, noir, avec des circulations différentes, mais ce sont toujours ces trois couleurs qui sont plus importantes que toutes les autres. Dans la fable du Corbeau et du Renard, c’est un oiseau noir qui lâche un aliment blanc pour un animal rouge ; dans le Petit chaperon rouge, c’est une petite fille en rouge qui porte du beurre blanc à sa grand-mère « noire » et interceptée par un loup noir : ça circule comme ça d’un pôle à l’autre. (...)

Parlant de lexique, je ne connais pas d’expression courante où le noir serait positif.

C’est vrai. Les faits de langue véhiculent uniquement l’aspect négatif, probablement parce que ces expressions ne sont pas très récentes, elles datent de quelques décennies, voire quelques siècles. Et elles n’ont retenu que les aspects négatifs, c’est très curieux. Donc le noir de la faute, de la dissimulation, du diable, du péché, le noir inquiétant, le noir mortifère, mais le noir de la dignité, de la tempérance, de l’autorité, de l’élégance, ça n’est pas passé dans les locutions, ou proverbes. Broyer du noir, voir la vie en noir, avoir les idées noires…

Etre noir, autre stade de l’ivresse, après la « griserie »… Vous parlez beaucoup du gris.

Oui, je ne peux pas faire un livre sur le noir sans parler du gris, couleur que personnellement j’aime beaucoup. Pour l’ivresse, oui, « gris » c’est le début de l’ivresse et « noir » c’est… le stade ultime ! Ce qui est amusant, c’est qu’en allemand, on dit « être bleu » quand nous nous disons « être noir » blauzein, ivre mort, parce que l’allemand considère qu’on a les idées tellement brouillées qu’on a le cerveau bleu, quelque chose comme ça.

Ça n’est pas le blues non plus…

Ça n’est pas le blues, ce serait plutôt le gris. C’est une sorte de mélancolie, gris-bleu, quelque chose comme ça. Les problèmes de traduction, d’ailleurs, sont passionnants, parce qu’on voit que ça ne s’emboîte jamais vraiment tout à fait, les termes de couleurs… Qui sont des termes bizarres, parce que grammaticalement déjà, ils sont à la fois adjectifs et substantifs. Du point de vue de l’orthographe, et on le retrouve dans d’autres langues, ils ont des règles pas nettes, par rapport aux autres mots. Ce sont des termes très intéressants, je pense, pour un linguiste.

D’où la supériorité des peintres sur les teinturiers. Vous dites que depuis longtemps les peintres savaient faire du gris en mélangeant le blanc et le noir, ce que les teinturiers ne savaient pas.

C’est surtout que les peintres ont moins de contraintes socioprofessionnelles que les teinturiers. Donc ils sont plus inventifs, plus audacieux. Les teinturiers sont plus cloisonnés. Ou l’on est teinturier de rouge ou teinturier de bleu. Si l’on est teinturier de bleu, on a le droit de teindre en noir et en vert. Si l’on est teinturier de rouge, on a le droit de teindre en blanc et en jaune. Ce qui fait que pour fabriquer du vert, par exemple, en mélangeant du jaune et du bleu, on ne peut pas le faire si on est teinturier parce que les cuves de jaune et de bleu ne se retrouvent pas dans les mêmes officines. Aucun teinturier, donc, n’a l’idée de plonger l’étoffe dans du bleu, puis dans du jaune, pour en faire du vert. Ce sont les peintres qui, les premiers, et d’ailleurs tardivement, ont l’idée de mélanger du jaune et du bleu pour faire du vert. Ce qui est une nouveauté extraordinaire à la fin du Moyen Age. Nous ça nous semble évident, mais pendant des siècles, voire des millénaires, on savait faire du vert, mais pas en mélangeant du jaune et du bleu.

La suite, donc, le dimanche 14 décembre à 16h !

Page des libraires : www.pagedeslibraires.com

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Rencontre avec Michael Lucken autour de 1945-Hiroshima, le 26 septembre 2008

posté par Olivier Denfert 24 octobre 2008
Michael Lucken

Michael Lucken, spécialiste de l’histoire de l’art du Japon moderne a présenté son ouvrage qui analyse les premières photos prises à Hiroshima et Nagazaki, au lendemain des deux bombardements atomiques.

La présentation a pris la forme d’un dialogue entre M. Lucken et Antoine Poncet, avant que le débat ne s’élargisse à la salle, d’où plusieurs questions furent posées. Les auditeurs ont appris beaucoup de choses, notamment sur le rapport que les Japonais ont entretenu, ou entretiennent toujours, avec ce traumatisme. Belle qualité d’écoute et, malgré la gravité du sujet, une ambiance conviviale, aidée par M. Lucken et son épouse qui ont généreusement offert des makis à déguster...

1945 - Hiroshima est publié aux éditions Herman (35€).

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L'Arbre à Lettres 4 librairies à Paris

République

Arbre à lettre
33/35, boulevard du Temple
Paris 75003
01 48 04 76 52
M°: République
ou Filles du Calvaire
 

Mouffetard

Arbre à lettre
2, rue Édouard Quenu
Paris 75005
01 43 31 74 08
M° : Censier-Daubenton
 

Bastille

Arbre à lettre
62, rue du Fbg Saint Antoine
Paris 75012
01 53 33 83 23
M° : Ledru-Rollin ou Bastille
 

Denfert

Arbre à lettre
14 rue Boulard
Paris 75014
01 43 22 32 42
M° RER : Denfert-Rochereau