King Crimson, Yes, Genesis, ELP, mais aussi Van der Graaf Generator, Jethro Tull ou Magma : impossible de passer à côté. Aymeric Leroy vient d’écrire un excellent ouvrage (vivant, documenté, analytique, critique et très bien écrit) sur ce mouvement phare des années 70.
Il viendra vous le présenter le mercredi 2 juin à partir de 19h. Ecoutes musicales, extraits filmés, débat, nappes de mellotron et rythmes syncopés : on ne devrait pas s’ennuyer !
1969, année progressive. « A King is born », titre Aymeric Leroy. C’est en effet l’année de la naissance d’un nouveau groupe au style inédit, King Crimson, et de son premier album, mythique (et ce mot n’est ici pas galvaudé) : souvenez-vous de son fameux visage rouge hurlant, narines ouvertes, yeux révulsés par l’effroi. Et ce morceau devenu une sorte d’hymne : « 21st Century Shizoid Man ». C’est aussi l’année des premiers albums de Yes et de Genesis, notamment.
Le rock progressif, mouvement musical d’une richesse rare et d’une grande inventivité, traversera les années 70 et marquera des groupes de générations ultérieures (Marillion, Raidohead). C’est avec lucidité et finesse qu’Aymeric Leroy analyse ce mouvement, ses œuvres, ses avatars.
Félicitons aussi l’éditeur Le mot et le reste, à Marseille, qui, décidément, entre la musique et les lettres (Mallarmé et Miles Davis, Hendrix et les autres) fait très bien les choses : beau papier, mise en page agréable, et, pour les nostalgiques, une ribambelle de couvertures de disques que l’on avait parfois oubliées...