Incontournable pour tous les amateurs de Bandes dessinées, cette jeune maison d’édition (20 ans) a un catalogue attrayant : Osamu Tezuka, Ludovic Debeurme, Killoffer, David B, Daniel Clowes, Willem, Charles Berberian, Pierre La Police, Lewis Trondheim, et encore beaucoup d’autres comme Robert Crumb ou Blexbolex.
Venez découvrir CORNÉLIUS, ou l’art de la mouscaille et du pinaillage, une drôle de famille qui s’est construite « d’elle-même, avec le temps, du bon vin, du mauvais esprit et du travail bien fait ».
Samedi 28 avril à Bastille, Arthur H a dit et chanté quelques poèmes mis en musique par Nicolas Repac, le tout issu de leur CD L’Or Noir édité chez Naïve, qui met à l’honneur la poésie des Caraïbes.
Petit extrait :
Arthur H et Nicolas Repac à l'Arbre à Lettres... par arbrealettres
Un livre d’Histoire. Un document politique. Un roman graphique.
“ Tutti colpevoli, nessuno colpevole. ”
"Si tout le monde est coupable, personne n’est coupable". Ce dicton sicilien montre bien ce qu’a pu être et représenter Cosa Nostra pendant près d’un siècle et demi en Sicile...
Tout commence et s’enracine dans les vergers d’agrumes idylliques des alentours de Palerme dans les années 1860. Comme dans les plus grandes tragédies antiques, sur le terreau des rivalités familiales et territoriales fleurissent des affronts que l’on ne peut oublier et qui deviennent rancoeurs, des ressentiments et des soifs de vengeance, des alliances d’un jour et des trahisons inévitables... C’est ainsi qu’une société secrète s’est répandue dans le silence et dans l’ombre sur toute l’étendue de la Sicile, jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat italien. Cette « communauté », cette « cause commune », eut ses héros comme ses traîtres, et alimenta elle-même ses mythes et sa légende...
Pour en arriver à la fin du XXe siècle, après les "Années de plomb", aux "Années de Sang", quand les luttes intestines sans fin au sein de l’« Organisation » ensanglantèrent tout le pays, et poussèrent une poignée d’hommes issus de l’autorité à enfin agir contre ce système, au péril de leur vie. C’est cette période, et ce combat, que le roman graphique La Pieuvre nous rappelle avec brio...
Les hommes qui écrivirent cette Histoire prennent dans l’ouvrage les formes d’"animaux-marionnettes" tenus d’une main agile par le narrateur, Mimmo Cuticchio, célèbre conteur italien. Par cette mise à distance formelle, conjuguant les plus grandes traditions du théâtre italien avec celles des enquêtes d’investigation, les auteurs de La Pieuvre ( Manfredi Giffone, Fabrizio Longo, et Alessandro Parodi) réussissent à nous faire revivre de façon exhaustive et trépidante quatorze ans de lutte contre la Cosa Nostra, et la Mafia internationale dans son ensemble...
“ Fruit de sept années de travail et de recherche documentaire, ce livre raconte en 370 planches dessinées à l’aquarelle quatorze années de scandales et d’enquêtes judiciaires : l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro, l’affaire Sindona, le scandale de la loge P2, l’opération "Mains propres", jusqu’aux attentats contre les juges Falcone et Borsellino. La Pieuvre est une histoire de victoires et de défaites payées dans le sang. ”
Editions les Arènes, traduit par Hélène Dauniol-Remaud, 27 euros
Mardi 10 avril, L’Arbre à Lettres Bastille a eu la chance et le plaisir de recevoir Marina Rozenman, venue présenter et dédicacer son livre Le coeur n’a pas de rides, entre témoignage et document.

Et le plaisir a été partagé : des dizaines de lecteurs sont venus participer à l’évènement, qui a également attiré beaucoup de nos voisins de quartier. Merci donc à Marina Rozenman et à vous tous pour avoir fait de cette rencontre une réussite, et à très bientôt pour un nouvel évènement dans l’une de nos librairies !

Vous désesperez car vos enfants regardent trop la télé ? Vous voulez les faire lire ? Alors jetez-vous sur le tome 1 des Aventuriers malgré eux, un yack, deux yétis, trois explorateurs de C. Alexander London aux éditions Des Grandes Personnes.
Tout est dit dans le titre !
Voici les aventures fantasques de deux jumeaux affublés de parents explorateurs, célèbres, et passionnés.
Alors que Celia et Oliver n’aspirent qu’à une chose, rester tranquillement devant la télévision, à se goinfrer de séries, de téléréalité et d’émissions en tout genre, leurs parents essaient d’allumer dans leurs yeux l’étincelle de l’aventure... en vain.
Les enfants restent désespérément vissés à leur canapé et accrochés à leur télécommande. Ces animaux qui ont les crocs saison 3, Le défi du taco de dix tonnes, L’amour à 30 000 pieds, L’agent zéro, voici leurs émissions préférées et leur quotidien, qu’ils n’échangeraient pour rien au monde. D’ailleurs les grandes vacances arrivent et les jumeaux ont déjà programmé un marathon télévisuel de deux mois.
Mais c’est compter sans leur mère aventurière, disparue en partant à la recherche de la Bibliothèque d’Alexandrie quelques années plus tôt, leur père désespéré, et un vrai méchant, Sir Edmund, spécialiste des créatures fantastiques, prêt à tout pour mettre la main sur les tablettes du savoir que renferme la fameuse bibliothèque. Les jumeaux vont devoir lever leurs petites fesses du canapé pour partir à la recherche de leur mère et relever des défis insensés... armés d’une télécommande universelle, d’un guide télé, d’un paquet de biscuits apéritifs au fromage, de leur culture télévisuelle et de muscles ramollis à force de ne rien faire.
Un roman d’aventure très drôle ponctué de nombreux rebondissements, avec deux anti-héros insupportables mais attachants malgré tout, et des dialogues savoureux. Saluons aussi la traduction de Valérie Le Plouhinec. Nous attendons avec impatience la sortie du tome 2 en septembre prochain.
A partir de dix ans.
"Hélas ! Celia et Oliver Nombril, il faut bien l’avouer, n’étaient pas comme la plupart des enfants. Ces deux-là n’avaient pas de goût pour les mystères, les secrets, les descriptions de contrées lointaines et de terribles dangers, ni pour l’aventure (...). Non, ce qu’aimaient les jumeaux Nombril, c’était la télévision. Ils aiment la télévision plus que tout au monde. Ils pouvaient la regarder pendant des heures d’affilées, sans la moindre pause. Peu importait le programme, du moment que la lueur rassurante de l’écran scintillait devant leurs yeux. (...) Toute activité susceptible de leur faire rater leur émissions - l’école, les invitations à dîner ou l’obligation d’aller jouer dehors - les faisait déjà soupirer. "
En 2009 Blexbolex remporte le « Prix du plus beau livre du monde » avec L’Imagier des gens (Albin Michel Jeunesse).
Aujourd’hui, il revient avec le livre le plus chaotique du monde : Hors-zone (éditions Cornélius)
Fin de civilisation, chaos irréversible, spirale hallucinatoire… un détective cavale à travers un univers de "pure démence" où semblent s’imbriquer sans fin débauche ("Je pue la trouille - je pue l’alcool et la mort. Chaque recoin de ce rafiot est infecté. Je suis possédé"), excès et miracle parfois ("je prends mon élan et je saute. Ça casse. Ça passe. Je me rétame dans la boue et les morceaux de verre. Je me remets sur mes deux jambes, intact : c’est un petit miracle. Je m’en tire une fois de plus").
En voici quelques pages :




À lire aussi Crimechien (éditions Cornélius) et L’Imagier des gens (Albin Michel Jeunesse)